Pâté au cerise

Pâté de la batteuse

Entier :Demi-lune

Part :rectangulaire

Dans les Monts du Lyonnais, on appelle « pâté » un gros chausson doré en forme de demi-lune, au rebord arrondi et ourlé, fourré aux fruits de saison : pomme, poire, cerise... ou de crème pâtissière vanillée, crème pâtissière avec pruneaux d’Agen ou raisin.

La pâte à pain, enrichie de beurre et de sucre, est abaissée en ovale et repliée sur une épaisseur de fruits coupés ( sans compote), puis ourlée. Badigeonné a l’œuf, le pâté prendra sous l’effet de la cuisson une teinte doré foncé.

Également appelé « pâté de la batteuse », ce gros chausson pâtissier se servait pour le repas de la moisson, mais aussi pour la vogue (fête de village dans le Lyonnais) et les vendanges. A l’origine, les pâtés étaient confectionnés à la ferme par la maîtresse de maison, cuits dans le fourneau ou apportés chez le boulanger pour qu’il les cuise dans son four. Ils pouvaient mesurer jusqu’à 50 centimètres. Les ingrédients, farine, matières grasses et oeufs venaient de la ferme. On disait qu’une fille était prête à marier quand elle savait fermer la croûte du pâté !